
Nous avons fait le choix de traverser très vite le territoire national et l’Espagne sachant que le rythme risque de sévèrement se ralentir de l’autre côté de la Méditerrannée. Pas grand-chose à dire à part que la météo n’a pas été très clémente et que nous avons essuyé quelques averses. Dans la soirée, nous étions arrivés à Biarritz et nous avons décidé de planter les tentes au « Pavillon royal ». Pour Jean Michel, c’est un retour aux sources. Sa dernière nuit de camping remonte à 30 ans… On lance nos magnifiques tentes 2 secondes Quechua ; le planté des piquets s’est avéré plus difficile vu qu’on avait pas de marteau mais nous avons été sauvés par la clé à molette de nos voisins hollandais. Rien de bien palpitant lors de cette première journée, il a plu une partie de la nuit mais miracle !!! Nos tentes sont étanches… Mercredi 16 Réveil à 7 heures, rangement du matériel et pliage des tentes. Si hier, il a suffit de 2 secondes pour qu’elles prennent forme, l’exercice inverse nous a pris un tout petit peu plus de temps. Bon d’accord !!...beaucoup plus de temps… on a du demander de l’aide…la honte !!! le voisin, pas rancunier, et pourtant Jean Mi a vraiment ronflé très fort par moment (ou alors il voulait qu’on parte très vite) nous a fait une petite démonstration. Aujourd’hui, l’objectif c’est le sud de l’Espagne. Donc, il faut rouler environ 1000kms. Il a plu une partie du parcours, surtout sur le secteur de Grenade où il est tombé « des hallebardes ». Côté paysage, rien de bien extraordinaire jusqu’à Madrid que nous avons traversée très rapidement. Beaucoup de brouillard et de grisaille, ce qui n’aide pas à apprécier le coin. Nous étions prévenus des risques d’interpellations par de faux policiers autours de la capitale. Nous sommes restés vigilants mais par chance, nous n’avons pas été leur cible du jour. La deuxième partie du trajet était plus agréable car plus vallonnée et accueillante. Je n’ai jamais vu autant d’oliviers sur autant de km (plus de 50 millions d’arbres). Après Grenade, le soleil est revenu, ce qui nous a encouragé à renouveler notre expérience de camping. Nous nous sommes arrêtés à Nerja à l’est de Malaga. Nerja, jolie petite ville côtière typique est réputée pour être le balcon de l’Europe, mais c’est aussi là que Jean Michel a étudié l’espagnol il y a quelques années. Il a retrouvé Pépé qui s’occupe de la résidence des étudiants et les endroits stratégiques de la ville qu’il m’a fait découvrir et notamment un resto où nous avons passé une partie de la soirée. Il est 1h20 du matin, je termine l’écriture de cet article pendant que Jean Mi ronfle comme une marmotte…mais par chance, à part moi, il n’a pas de voisin… |